Vie Paroissiale

Bulletin - 22 octobre 2017

Des petites rues étroites...

Des petites rues étroites et des petites boutiques avec des voitures qui se faufilent entre les passants.
Un arbre par-dessus les toits dans un ciel si bleu, si calme.
Des parcs avec des pins parasols, des fleurs et des enfants.
Des remparts et des hautes murailles en brique posée sur la tranche.
Des colonnes romaines et des églises baroques, témoins de la richesse de notre histoire.
Des fontaines aux eaux jaillissantes et claires et pures que le voyageur peut boire.
Des prêtres du diocèse de Lyon avec leur évêque, qui vivent quatre jours de fraternité, quatre jours d’un bonheur simple et authentique.
Des temps de prières et des temps de rencontres dans cette ville aux sept collines.

Avec le fondateur de la communauté Sant’Egidio qui parcourt le monde pour rétablir la paix en Algérie, au Mozambique, au Moyen-Orient - communauté discrète et efficace.
Avec un cardinal italien chargé des prêtres du monde entier : une présence humble et servante.
Avec un Monsignor lyonnais chargé de mettre en place un nouveau Dicastère (ministère) pour le service du développement humain intégral : les pauvres, les migrants, les malades, les prisonniers, l’écologie... Un grand Dicastère voulu par le pape : son héritage « au service de l’homme, de tout l’homme ».
Avec François, simple dans sa tenue blanche, proche, si proche que nous l’entourons pour prier en chantant : « Que soit parfaite notre unité, que soit parfaite notre joie ».

Il nous parle de la fraternité et d’un regard bienveillant sur tous les hommes et femmes de notre temps.
Il nous salue un par un. Son sourire nous dit aussi qu’il ne nous juge pas et qu’il nous encourage dans notre mission.

Un moment d’émotion dans ce partage d’une foi heureuse.

Nous parcourons le jardin du Vatican avant de nous arrêter devant la grotte de Lourdes. Un vieux banc est là, avec un vilain coussin en mousse. Arrive aussitôt un petit véhicule électrique de jardin qui transporte celui que j’appelle le vieillard Siméon (Benoît XVI).

Le Cardinal me demande au dernier moment de m’adresser à lui au nom de tous. Je me mets à genoux. Des paroles du cœur, des paroles de tendresse et de remerciement, sous l’œil étonné du vieil homme.

En me relevant, des larmes coulent, dues à une émotion profonde. Certains confrères viennent me dire qu’ils partagent cette émotion, et le Cardinal apprécie cette spontanéité venue du cœur.

De ces quatre jours, temps de rencontres, d’échanges, je reviens heureux de tout ce que nous avons pu vivre ensemble : la catholicité de l’Eglise ; la fraternité au-delà de nos divisions.

En conclusion, je vous dis combien vous étiez présents dans ce pèlerinage dans cette belle ville de Rome.


Fraternellement
Père Bernard Tolon

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