Vie Paroissiale

Bulletin - 04 Février 2018

Un samedi de Jésus à Capharnaüm

L’Évangile d’aujourd’hui nous décrit un samedi de Jésus à Capharnaüm, que l’on peut considérer comme un exemple-type de la manière dont il vivait le jour de repos des juifs, et dont nous pouvons nous inspirer pour nos dimanches, et aussi pour les autres jours de la semaine si nous vivons le travail comme étant la construction d’un monde guéri et racheté.

Cette journée de Jésus est rythmée par ses trois occupations prioritaires : se plonger dans la prière avec le Père, être en famille et au milieu des gens, et guérir les malades. Jésus parle avec l’homme, touche avec sa main, qui est la main de l’Infini, la main de la personne finie, dans ce cas celle de la belle-mère de Pierre, mais tout cela est empreint de Dieu, commence dans la prière et s’achève dans la prière. En effet, l’Évangile d’aujourd’hui nous parle d’un samedi, qui débute dans la synagogue, se poursuit dans la maison de Simon où Jésus guérit la belle-mère, et à la porte de cette maison où le Messie guérit beaucoup de malades et de possédés. Mais on notera que le récit d’aujourd’hui ne s’achève pas par la soirée du samedi mais par la démarche de Jésus qui, avant l’aube, se rend dans un lieu solitaire, où Lui, le Fils parle avec Dieu le Père. Au bord d’un lac, dans une synagogue, dans une maison, sur une place ou dans un endroit solitaire : tout lieu est bon pour que nous rencontrions le Seigneur qui nous offre son appel. Toute heure peut être la bonne et tout lieu est approprié pour la rencontre avec Dieu : la synagogue, la maison des gens, un endroit désert.

Dans notre prière aussi nous devons apprendre toujours davantage à entrer dans cette histoire du salut dont Jésus est le sommet, renouveler devant Dieu notre décision personnelle de nous ouvrir à sa volonté, Lui demander la force de conformer notre volonté à la sienne, tout au long de notre vie, en obéissant à son projet d’amour pour nous. La prière de Jésus touche toutes les étapes de son ministère et toutes ses journées sans qu’elle soit affectée par la fatigue. Les Évangiles, au contraire, dévoilent l’habitude de Jésus de passer une partie de la nuit en prière. En observant la prière de Jésus, demandons-nous : comment je prie moi ? Quand et combien de temps est-ce que je consacre à la relation avec Dieu ? Qui peut être mon modèle? Le premier modèle dans ce domaine est Jésus, qui nous enseigne le Notre Père et révèle la nouveauté de notre dialogue avec Dieu : la prière filiale, que le père attend de ses fils. C’est de Jésus que nous apprenons comment la prière constante nous aide à interpréter nos vies, à prendre nos décisions, à reconnaître et à accueillir notre vocation. Et nous, petits disciples de ce grand maître, sommes appelés à être témoins de la prière, justement parce que notre monde est souvent fermé à l’horizon divin et à l’espérance qu’engendre la rencontre avec Dieu. Dans la profonde amitié avec Jésus, en vivant en Lui et avec Lui la relation filiale avec le Père, nous pouvons ouvrir des fenêtres vers le Ciel de Dieu à travers notre prière fidèle et constante.

Père Jean-Sébastien Tuloup

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